
En marge de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, Casablanca accueille une série de visites guidées mettant en valeur son patrimoine culturel et religieux. De l’église du Sacré-Cœur à Notre-Dame de Lourdes, en passant par le quartier Anfa, ces parcours illustrent le dialogue des cultures et l’histoire plurielle de la métropole marocaine.
Sous un soleil hivernal clément, les pas des visiteurs résonnent autour de l’église du Sacré-Cœur et de l’église Notre-Dame de Lourdes, point de départ d’une visite guidée consacrée au patrimoine de Casablanca. Des participants venus de divers horizons, parfois vêtus de tenues traditionnelles, prennent part à cette découverte culturelle, attentive et conviviale.
L’initiative s’inscrit dans une série d’activités culturelles organisées en marge de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, rappelant que la ville se raconte aussi à travers ses lieux de mémoire et de spiritualité.
Le père André Keumaleu, curé de Notre-Dame de Lourdes, accueille le groupe et souligne la vocation du site :
« Cette église est un lieu de prière, mais aussi un espace ouvert où chacun peut entrer et comprendre notre histoire commune », explique-t-il.
À l’entrée, la mini-reproduction de la grotte de Notre-Dame de Lourdes, inspirée de celle de Paris, attire l’attention des visiteurs. « Elle symbolise un lien spirituel universel, au-delà des frontières », ajoute le curé.
Le guide touristique Mourad Djellab replace l’édifice dans son contexte historique et urbain. « Casablanca a compté jusqu’à 40 000 chrétiens à une époque. Ces bâtiments témoignent d’une cohabitation ancienne entre cultures musulmane et chrétienne », souligne-t-il.
Il insiste également sur la vocation actuelle de ces lieux, ouverts au public et pleinement intégrés à la vie de la cité, à l’image de l’église du Sacré-Cœur et de Notre-Dame de Lourdes, devenues des repères du patrimoine casablancais.
Le quartier Anfa, entre histoire et modernité
La visite se poursuit vers le quartier Anfa, situé à l’ouest du centre-ville, entre l’océan Atlantique et les grands axes modernes. Quartier stratégique, Anfa illustre l’évolution urbaine de Casablanca, entre héritages architecturaux et transformations contemporaines.
« Anfa montre comment la ville s’est développée entre histoire et modernité », explique Mourad Djellab, rappelant que ces visites visent à mettre en avant le patrimoine culturel en parallèle de l’événement sportif.
Selon les organisateurs, ces parcours culturels se déroulent du 20 décembre 2025 au 2 janvier, afin de favoriser les échanges culturels pendant que le Maroc accueille la CAN.
Au-delà de Casablanca, le programme s’étend à Rabat, Tanger, Marrakech, Fès et Agadir, villes hôtes de la compétition. Une manière d’associer sport et culture, et de rappeler que le Maroc se découvre aussi à travers ses lieux de culte, ses quartiers et le dialogue entre les religions.
