
La présidente du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Ehivet, a dressé samedi à Abidjan un bilan sans complaisance de l’année 2025, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux des structures de son parti. Une prise de parole marquée par un message de résilience, de détermination et de projection vers l’avenir.
Dans un contexte politique dominé par une élection présidentielle disputée en octobre dernier, l’ancienne Première dame a reconnu ne pas être sortie victorieuse du scrutin. Elle a toutefois affirmé avoir pris acte des résultats « avec responsabilité », tout en revendiquant le rôle stabilisateur joué par sa candidature dans un climat national tendu.
Une « épreuve de feu » révélatrice
Revenant sur l’année écoulée, Simone Ehivet a qualifié 2025 d’« épreuve de feu » pour son mouvement. Une épreuve qui, selon elle, a permis de mesurer la solidité et la maturité politique du MGC.
« L’année 2025 nous a mis à l’épreuve. Mais loin de nous affaiblir, elle a révélé la trempe de notre engagement : le MGC est resté une force politique affirmée, assumée et visible », a-t-elle déclaré devant ses militants.
Elle a estimé que la participation du MGC à la présidentielle a contribué à préserver la Côte d’Ivoire de tensions majeures, en offrant une alternative politique pacifique dans un contexte de fortes crispations.
Hommage aux candidats et élus du mouvement
S’adressant aux candidats aux législatives et aux élus issus du parti, la présidente du MGC a salué leur « audace » et leur persévérance, malgré un environnement politique qu’elle juge parfois défavorable à la transparence démocratique.
Pour Simone Ehivet, leur engagement sur le terrain constitue déjà une victoire politique, en ce qu’il permet de maintenir vivantes les valeurs défendues par le mouvement.
Cap sur 2026 : implantation et réformes
Se projetant vers l’année 2026, la dirigeante du MGC a tracé une feuille de route claire, centrée sur le renforcement de l’ancrage territorial et la mobilisation de proximité.
« Le MGC doit être présent dans les villages, les quartiers, les syndicats et les universités », a-t-elle martelé, appelant à une animation politique permanente au plus près des populations.
Sur le plan institutionnel, Simone Ehivet a réaffirmé son exigence de réformes structurelles, notamment en faveur d’une Commission électorale véritablement indépendante, d’un cadre juridique équitable et d’élections transparentes et crédibles.
Refuser la résignation
Concluant son discours sur une note volontairement mobilisatrice, la présidente du MGC a appelé les Ivoiriens à ne pas céder à la résignation.
« La souveraineté de la Côte d’Ivoire n’est pas une utopie. Elle est une exigence historique », a-t-elle lancé, invitant à l’unité des forces du changement en vue de préparer une alternance politique pacifique.
En réaffirmant le MGC comme un « instrument de transformation nationale », Simone Ehivet entend maintenir son parti au cœur du jeu politique ivoirien et poursuivre le combat pour des réformes démocratiques durables.
