
Après une Coupe d’Afrique des Nations 2025 conclue sans le moindre point, le gouvernement gabonais a annoncé une série de sanctions drastiques. Staff technique dissous, sélection suspendue et cadres historiques mis à l’écart : le football gabonais entre dans une phase de rupture.
La débâcle des Panthères du Gabon lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a provoqué une onde de choc au Gabon. Éliminée dès le premier tour avec trois défaites en autant de rencontres, la sélection nationale termine la compétition avec zéro point, un scénario inédit depuis 1994.
Les Panthères se sont inclinées successivement face au Cameroun (0-1), au Mozambique (2-3) et à la Côte d’Ivoire (2-3), championne d’Afrique en titre.
Face à cette contre-performance majeure, les autorités gabonaises ont réagi sans attendre. Le jeudi 1er janvier 2026, au lendemain de la dernière défaite, le ministre des Sports par intérim a annoncé une série de sanctions qualifiées de « mesures de redressement ».
« Le gouvernement décide de la dissolution du staff technique, de la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, et de la mise à l’écart de certains joueurs cadres », a-t-il déclaré dans un communiqué officiel.
Cette décision acte la fin de l’ère Thierry Mouyouma, dont l’ensemble du staff a été limogé, et ouvre une période d’incertitude pour l’avenir immédiat de la sélection gabonaise.
Aubameyang et Ecuélé Manga écartés
Parmi les joueurs concernés par la mise à l’écart figurent Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuélé Manga, deux figures emblématiques du football gabonais.
Âgé de 36 ans, Aubameyang totalise plus de 75 sélections depuis ses débuts internationaux en 2009. De son côté, Bruno Ecuélé Manga, 37 ans, dépasse les 100 capes avec la sélection nationale, qu’il fréquente depuis 2006. Leur éviction marque symboliquement la fin d’un cycle.
Pour de nombreux supporters et observateurs, cette CAN 2025 restera comme l’une des plus sombres de l’histoire du football gabonais, tant par les résultats que par les décisions radicales qu’elle a entraînées. Reste désormais à savoir quelle orientation les autorités entendent donner à la reconstruction du football national.
