
Le déséquilibre des échanges extérieurs du Maroc s’est accentué à fin novembre, avec un déficit commercial en hausse de plus de 20 % sur un an. Selon l’Office des changes, cette évolution résulte d’une progression rapide des importations, nettement supérieure à celle des exportations, malgré la bonne tenue de certains secteurs stratégiques.
Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 328,8 milliards de dirhams à fin novembre, enregistrant une progression de plus de 20 % en glissement annuel, selon les dernières données publiées par l’Office des changes.
Cette évolution reflète un rythme de croissance des importations nettement plus soutenu que celui des exportations. Sur les onze premiers mois de l’année, les achats de biens à l’étranger ont dépassé 725 milliards de dirhams, en hausse de 9,2 %, tandis que les exportations marocaines ont atteint près de 423,5 milliards de dirhams, affichant une progression limitée à 1,8 %, précise l’Office dans son bulletin mensuel des indicateurs des échanges extérieurs.
Importations en forte hausse
La hausse des importations s’explique principalement par l’augmentation marquée des produits bruts, dont la facture a bondi de près de 35 %. Les biens d’équipement, les produits de consommation finale et les demi-produits ont également enregistré des hausses significatives. Les produits alimentaires figurent eux aussi parmi les postes ayant contribué à l’alourdissement de la facture globale.
Exportations : des performances sectorielles contrastées
Côté exportations, la dynamique reste soutenue par certains secteurs clés. Les phosphates et leurs dérivés affichent une progression notable, confirmant leur rôle central dans les recettes à l’export. L’aéronautique poursuit également sa montée en puissance sur les marchés internationaux, selon l’Office des changes.
Malgré ces performances sectorielles, la croissance globale des exportations demeure insuffisante pour compenser la forte expansion des importations, accentuant ainsi le déficit commercial.
Services et transferts des MRE en soutien
En parallèle, l’excédent de la balance des services a dépassé 147 milliards de dirhams, porté par une croissance plus rapide des exportations de services que des importations. Cet excédent contribue à atténuer partiellement le creusement du déficit commercial.
L’Office des changes indique par ailleurs que les transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont atteint 111,53 milliards de dirhams à fin novembre, contre 109,8 milliards à la même période de l’année précédente, soit une hausse de 1,6 % en glissement annuel. Ces flux demeurent un pilier essentiel des équilibres extérieurs du Royaume.
