
Les tensions régionales ont franchi un nouveau seuil après qu’Israël a confirmé avoir mené ce qu’il qualifie d’« attaque préventive » contre l’Iran. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré l’état d’urgence spécial sur l’ensemble du territoire israélien.
Peu après, le président américain Donald Trump a annoncé le lancement « d’importantes opérations militaires » contre des cibles iraniennes, affirmant que cette action visait à répondre aux menaces sécuritaires attribuées à Téhéran.
Téhéran promet une riposte
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a dénoncé des frappes conjointes américaines et israéliennes, promettant une « réponse écrasante ». Les autorités iraniennes affirment que leurs forces armées ont engagé des mesures de représailles et appellent la population à la prudence.
Des explosions ont été signalées à Téhéran et dans plusieurs autres villes. Des médias locaux évoquent également des frappes visant des installations sensibles, sans confirmation indépendante immédiate.
Extension des tensions régionales
Des interceptions de missiles auraient été signalées au Qatar, près de la base américaine d’Al-Udeid, ainsi qu’aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït. Plusieurs gouvernements du Golfe ont activé leurs dispositifs de défense.
Par ailleurs, des perturbations massives d’Internet ont été observées en Iran, selon des organisations spécialisées dans la surveillance des réseaux.
Le dossier nucléaire au cœur de la crise
Cette escalade intervient alors que des négociations indirectes entre Washington et Téhéran étaient en cours concernant le programme nucléaire iranien. L’Iran maintient que son programme est à vocation civile, tandis que les États-Unis et Israël estiment qu’il pourrait déboucher sur des capacités militaires.
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui jouait un rôle de médiation, avait récemment évoqué des « avancées substantielles » dans les discussions.
Réactions internationales
L’Union européenne appelle à la retenue et au respect du droit international.
La Russie a dénoncé des actions « imprudentes ».
Le Royaume-Uni affirme ne pas avoir participé aux frappes.
La situation reste extrêmement volatile, et plusieurs analystes estiment que le risque d’embrasement régional est désormais élevé.
