
Le gouvernement sénégalais prépare une vaste réforme visant à réorganiser le secteur parapublic. L’objectif est de moderniser l’administration, réduire les dépenses publiques et améliorer la gouvernance des structures étatiques.
La question a été au centre du Conseil des ministres tenu mercredi sous la présidence du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye. Lors de cette réunion, le Premier ministre a présenté un plan de rationalisation destiné à revoir l’organisation de plusieurs entités publiques.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser l’action publique, à réduire le train de vie de l’État et à renforcer l’efficacité de la gestion des finances publiques.
Selon le communiqué officiel, un groupe de travail a mené une analyse approfondie des structures du secteur parapublic. À l’issue de cette évaluation, les autorités proposent la suppression de dix-neuf entités publiques.
Ces structures représentent actuellement environ 28,051 milliards de FCFA de dotations budgétaires pour l’année 2025, une masse salariale annuelle estimée à 9,227 milliards de FCFA pour 982 agents, ainsi qu’une dette globale évaluée à 2,6 milliards de FCFA à la fin de l’année 2024.
Le plan gouvernemental prévoit également le repositionnement de dix autres entités. Cette réorganisation passera par une redéfinition de leurs missions, une actualisation de leur cadre juridique et une amélioration de leurs modes d’intervention.
L’objectif est notamment de limiter les chevauchements de compétences entre institutions, de renforcer les synergies entre les structures publiques et d’assurer une meilleure cohérence de l’action de l’État.
Selon les projections des autorités, cette réforme pourrait générer une économie budgétaire cumulée d’au moins 55 milliards de FCFA sur les trois prochaines années.
Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité d’améliorer la gouvernance du secteur parapublic. Il a notamment évoqué la maîtrise des effectifs, la rationalisation des salaires, l’harmonisation des grilles de rémunération ainsi qu’une meilleure utilisation des ressources budgétaires.
La réforme prévoit également le renforcement des mécanismes de contrôle et d’évaluation afin d’assurer une gestion plus transparente des structures publiques.
Pour accompagner ce chantier, un comité interministériel sera prochainement mis en place afin de superviser la mise en œuvre du plan. Le ministre des Finances et du Budget a également été chargé de veiller au respect des prérogatives des organes de contrôle et de leur fournir les moyens nécessaires pour exercer pleinement leurs missions.
À travers cette initiative, les autorités sénégalaises entendent recentrer l’État sur ses fonctions stratégiques, améliorer l’efficacité de la dépense publique et renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques.
