
Les États-Unis prévoient d’accueillir les 23 et 24 février 2026 à Washington une nouvelle séquence de consultations consacrée au dossier du Sahara occidental, dans le cadre d’efforts diplomatiques visant à relancer le processus politique sous l’égide des Nations unies.
Selon plusieurs sources médiatiques, ces échanges devraient réunir des représentants du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie, du Front Polisario ainsi que l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des démarches entreprises par Washington pour favoriser un climat de dialogue entre les parties.
Le plan d’autonomie marocain au centre des discussions
Le Maroc défend depuis 2007 une initiative d’autonomie pour le Sahara sous souveraineté marocaine, présentée par Rabat comme une solution politique réaliste et durable. Cette proposition prévoit un large degré d’autogouvernance locale, tandis que les compétences régaliennes resteraient du ressort de l’État marocain.
Plusieurs résolutions successives du Conseil de sécurité des Nations unies ont qualifié cette initiative de « sérieuse et crédible » comme base de discussion, sans pour autant trancher définitivement la question du statut final du territoire.
Rabat affirme bénéficier du soutien d’un nombre croissant d’États à sa proposition, dont les États-Unis, la France, l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
La position du Polisario et de l’Algérie
De son côté, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, continue de plaider pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination, conformément à sa lecture des résolutions onusiennes. Ce scénario reste toutefois confronté à des difficultés techniques et politiques persistantes, notamment concernant le corps électoral.
L’Algérie, longtemps considérée comme « pays voisin », est aujourd’hui pleinement impliquée dans les discussions régionales, son rôle étant jugé central dans l’équilibre diplomatique du Maghreb.
Le rôle accru de Washington
Les États-Unis avaient reconnu en décembre 2020 la souveraineté marocaine sur le Sahara dans le cadre des accords dits d’Abraham. Depuis, Washington maintient un engagement actif dans le dossier, en parallèle du processus mené par les Nations unies.
Selon des informations relayées par certains médias, une réunion préparatoire aurait récemment eu lieu en Europe sous facilitation américaine. La rencontre de Washington viserait à approfondir le dialogue direct entre les parties et à explorer des pistes de convergence.
Toutefois, aucun accord formel n’a été officiellement confirmé à ce stade.
La séquence diplomatique actuelle intervient dans un contexte de stagnation du processus politique. L’initiative américaine semble chercher à soutenir les efforts de l’ONU par un canal diplomatique complémentaire, afin de favoriser un climat de confiance et de relancer les négociations.
Reste à savoir si cette nouvelle étape permettra de dépasser les divergences structurelles qui persistent depuis plusieurs décennies.
