
Le Maroc a été élu, à Johannesburg, à la présidence du comité africain chargé du déploiement de l’Observatoire africain de la sécurité routière, une instance clé pour coordonner les politiques de prévention à l’échelle du continent.
Cette désignation est intervenue en marge de la réunion de la Commission technique spécialisée de l’Union africaine consacrée au transport et à l’énergie.
Un enjeu majeur pour le continent
Placée sous le thème « L’Afrique que nous construisons », cette rencontre a réuni plusieurs responsables africains autour d’un objectif commun : renforcer la coopération en matière d’infrastructures, de mobilité et de sécurité routière.
L’ambition est claire : faire du transport et de l’énergie des leviers de développement et d’intégration continentale, en cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Un rôle de coordination renforcé
À travers cette présidence, le Maroc se voit confier un rôle stratégique dans la mise en place de politiques communes visant à réduire les accidents de la route, un enjeu de santé publique majeur en Afrique.
Le pays devra notamment contribuer à structurer l’Observatoire africain de la sécurité routière, destiné à améliorer la collecte de données, le suivi des politiques et la coopération entre États.
L’urgence d’un engagement politique
Lors de cette réunion, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière, Benacer Boulaajoul, a insisté sur la nécessité d’un engagement fort des États :
« Même avec les meilleures stratégies, sans volonté politique, il sera difficile de progresser et de sauver des vies. »
Il a également rappelé la dynamique internationale enclenchée lors de la conférence mondiale sur la sécurité routière organisée à Marrakech en 2025, qui a réuni des milliers de participants venus du monde entier.
Une situation préoccupante en Afrique
Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, l’Afrique reste la région la plus touchée par les accidents de la route.
En 2023, le continent a enregistré près de 19 % des décès mondiaux liés à la route, soit plus de 225 000 victimes, dont une majorité d’usagers vulnérables.
Vers une réponse continentale
Dans ce contexte, la mise en place d’outils de coordination comme l’Observatoire africain apparaît comme une étape clé pour renforcer les politiques de prévention et améliorer la sécurité des usagers.
La présidence marocaine intervient ainsi dans une phase cruciale, où les enjeux de mobilité, de sécurité et de développement sont étroitement liés à l’avenir du continent.
